What you will be able to do
- Terminer une syllabe en -n ou en -ng à volonté, et reconnaître celle qu’un locuteur natif a produite.
- Se servir de la voyelle, et non seulement de la consonne, pour séparer an de ang et en de eng.
- Produire ü comme une voyelle antérieure aux lèvres arrondies, et savoir d’après l’orthographe quand u vaut ü.
- Prononcer un e isolé sans arrondir les lèvres, et restituer la voyelle cachée de iu, ui et un.
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Les trois distinctions dont dépend votre intelligibilité
-n contre -ng
Ces deux finales séparent de vrais mots, et l’auditeur n’a aucun contexte de secours lorsqu’une syllabe isolée est fautive.
- shān montagne / shāng commerce
- fēn minute / fēng vent
- xīn neuf / xīng étoile
- yín argent / yíng gagner
- bàn moitié / bāng aider
- zhēn vrai / zhēng disputer
Où est la langue. Pour -n, la pointe de la langue appuie sur la crête située juste derrière les dents du haut et y reste ; la bouche est presque fermée à la fin. Pour -ng, la pointe ne touche rien du tout — elle flotte — et c’est le dos de la langue qui monte vers le voile du palais ; la bouche reste ouverte.
Faites un ah long puis, sans bouger la pointe de la langue, levez le dos jusqu’à ce que le son passe par le nez. Voilà -ng, et vous venez de prouver que la pointe n’y est pour rien.
La voyelle est l’indice le plus fort. À l’usage, l’auditeur distingue an/ang et en/eng autant par la voyelle que par la consonne.
- an a une voyelle antérieure et claire ; ang une voyelle postérieure, sombre et plus ouverte. Le couple patte / pâte est un point de départ utilisable.
- en a une voyelle centrale brève ; eng est plus postérieure et légèrement arrondie.
Si vos an et ang partagent la même voyelle, la nasale seule ne sauvera pas la distinction.
Un piège proprement francophone. Le français transforme voyelle + n en une seule voyelle nasale et supprime la consonne. Le mandarin ne fait rien de tel : la voyelle reste orale et la consonne nasale est réellement articulée à la fin. hěn doit se terminer par une pointe de langue sur la crête, non par un hen nasalisé.
ü contre u
Les deux sont arrondies. La différence tient au lieu de la langue, et à rien d’autre.
- u [u] — langue en arrière, lèvres arrondies : lù, shū, chū.
- ü [y] — langue en avant, en position de i, lèvres arrondies : nǚ, lǜ, qù, xué.
Deux accès. Si vous parlez français, vous possédez déjà ü : c’est le u de tu, tel quel. Sinon, faites un i long, figez la langue exactement là où elle est, et arrondissez les lèvres sans laisser la langue reculer. Dès qu’elle recule, vous avez dit u.
Paires à garder : nǔ / nǚ, lù / lǜ, lǔ / lǚ.
Lire l’orthographe. Après j, q, x et y, la lettre u vaut toujours ü — jū, qù, xū, yú — car ces initiales ne peuvent pas recevoir de vrai u : aucune ambiguïté n’est possible et le tréma tombe. Après n et l le tréma s’écrit, puisque les deux voyelles y apparaissent et que les paires ci-dessus sont de vrais mots. Après toute autre initiale, u est u.
La lettre e
e est la lettre la plus chargée du pinyin, et la lire comme un seul son est un moyen sûr de sonner étranger.
- e seul est une voyelle postérieure moyenne non arrondie : è, hē, chē, rè, ainsi que les neutres de, le. Les lèvres doivent rester plates. Le francophone qui produit la voyelle de deux l’a arrondie ; l’anglophone qui produit celle de bed l’a avancée. Dites un euh bouche entièrement détendue, puis reculez légèrement la langue.
- e dans ie et üe est une voyelle antérieure ouverte : xiè, xué, yuè.
- e dans en, eng et ei est une brève voyelle centrale : hěn, lěng, měi.
o seul ne se rencontre presque jamais isolé : il apparaît après b, p, m et f — bō, pō, mō — et y porte déjà une légère amorce en u. Gardez-le fermement arrondi et gardez e fermement non arrondi : les deux ne se heurteront pas. Dites è puis ò devant un miroir : seules les lèvres doivent bouger.
Trois finales qui cachent une voyelle
Le pinyin abrège trois finales à l’écrit, et la voyelle manquante reparaît dans une élocution soignée ou lente, et toujours sous un troisième ton.
- iu vaut en réalité iou : liù, jiǔ, yǒu. Dans jiǔ, le o s’entend nettement.
- ui vaut en réalité uei : duì, shuǐ, huí. Dans shuǐ, le e s’entend nettement.
- un vaut en réalité uen : chūn, lùn, wèn.
Lisez-les telles qu’écrites et vous produirez une syllabe un peu trop brève et un peu trop plate. Restituez la voyelle médiane, surtout au troisième ton, et le mot tombe juste.
How to work through it
Figer la fin de la syllaberead
Lisez la première section, puis dites 很 hěn et arrêtez-vous net sans relâcher. La pointe de la langue doit être collée à la crête. Dites maintenant 横 héng et arrêtez-vous : la pointe est libre et la bouche ouverte. Répétez jusqu’à sentir l’écart les yeux fermés.
Six paires nasalesaudio
Écoutez 山/商, 分/风, 新/星, 银/赢, 半/帮, 真/争 et répondez avant la seconde écoute. Réécoutez ensuite en ne prêtant attention qu’à la voyelle et en ignorant la finale : vous devriez encore pouvoir trancher.
Seules les lèvres bougentspeaking
Devant un miroir, dites 努 nǔ puis 女 nǚ. Les lèvres sont arrondies dans les deux ; seule la langue avance. Puis dites 饿 è puis 哦 ò : la langue ne bouge pas, seules les lèvres s’arrondissent. Deux gestes, nettement séparés.
Huit mots choisis pour leurs finalesvocabulary
Quatre finissent en -n, quatre en -ng ou contiennent ü. Dites chacun d’abord avec la finale exagérée, puis à vitesse normale. L’exagération est un échafaudage : elle doit disparaître en une semaine.
Remettre la voyelle cachéespeaking
Dites 九 jiǔ, 水 shuǐ et 问 wèn très lentement en laissant paraître la voyelle médiane — jiou, shuei, wuen — puis accélérez jusqu’à n’en garder qu’une trace. Cette trace est ce que contient une syllabe native et que n’a pas une syllabe lue lettre à lettre.